Lettre d’Isabelle 184 – Suite des vacances d’hiver
Pour faire suite à l’histoire de ma cure ayurvédique près de Thalassery dans le Kerala (je viens de la quitter pour aller vers Cochin), je dirai qu’elle est déjà bénéfique même si elle a souvent été fatigante. Dans le process, la détox n’est pas toujours facile à vivre même si les massages à quatre mains apportent leurs bienfaits immédiats. Tour-à-tour fatigue, maux de tête, forces qui manquent, sommeil en vadrouille, intestins vidés, articulations douloureuses, boutons etc. Il peut se passer bien des choses… Mais j’en suis sortie avec une énergie renouvelée, un visage rafraichi, je me suis remusclée et mon corps se sent remis à neuf (yoga traditionnel tous les matins).
Bref, je reviendrai l’année prochaine m’offrir ce bien-être là. Ailleurs sans doute pour tester un autre centre. On se rend compte sur la longueur des bienfaits d’une cure. Et justement cette année je n’ai eu ni un rhume ni une grippe. J’ai trouvé très efficace leur « nassya » nettoyage du nez pratiqué en cure (le nez porte d’entrée du cerveau pensaient les anciens).
Ma voisine de chambre témoignait être venue en cure cette année car son amie qui a la même maladie qu’elle, s’était soignée de la maladie auto-immune d’Hachimoto qui affecte la thyroïde. L’année dernière j’avais comme voisine quelqu’un qui s’était soigné en un mois, de son cholestérol, son diabète et un début de cirrhose du foie diagnostiqué en France. J’aime les exemples de réussite.
Par contre cela demande souvent une complète révision de notre alimentation, m’ont-t-elles dit.
Je n’en doute pas. Et même souvent de notre mode de pensée.
Je fais confiance en cette science millénaire. J’aime qu’elle soit liée à la sagesse d’une tradition qui n’oublie pas l’esprit et ne le sépare pas de la matière.

Quant à l’Esprit justement
Je trouve toujours étonnant de vérifier que lorsqu’on se sent alignée sur ce qu’on est - et fait, la vie s’amuse à nous fournir tous les éléments qui nous manquent pour compléter nos recherches, comme si elle abondait dans notre sens et nous soutenait. D’ailleurs je pense qu’elle abonde dans notre sens. Et que la vie en ce sens est abondance.
Au centre ayurvédique j’ai trouvé dans la bibliothèque deux livres qui sont venus m’aider dans la réflexion d’un projet qui me tient à cœur. Ces livres sont « Le quatrième royaume » de Luis Ansa et un livre d’Audrey Fella sur « Hildegarde de Bingen ». J’ai pris des notes pour laisser les livres sur place à mon départ. Je vous en partage quelques-unes.

Introduction de Luis Ansa dans « Le Quatrième Royaume » p.17
Je suis toujours surpris de constater l’inertie de l’homme face à ses désirs profonds. Les désirs affleurent souvent dans l’enfance au travers de rêves qui sont aussitôt confiés à l’oubli.
On grandit, happé par le tourbillon de l’existence, et on tourne le dos à cet appel qui vient du royaume de l’enfance.
On sort de notre propre légende pour la remplacer par un monde où nous nous inscrivons dans l’histoire des autres.
Pourtant, ces rêves de l’enfance et les désirs profonds qu’ils expriment viennent d’un monde où le possible existe.
Un possible qui vit en nous, nous attend, nous appelle.
Dans nos sociétés évoluées, l’être humain a fermé la porte à la légende que nous sommes, par souci d’être une histoire dans l’histoire collective. Il a mis un véto sur l’inconnu, livrant l’accomplissement de ses désirs et la réalisation de ses rêves au hasard.
Il ne se rend pas compte que les désirs et les rêves proviennent d’autres mondes, d’un inconnu infini qui nous cherche, d’une Grandeur qui veut se rejoindre en nous dans l’accomplissement de sa nature d’union et d’amour.
Les rêves de l’enfance recèlent l’écho d’une réalité très proche : l’être aimant qui nous cherche, l’être intérieur.
Le connaître par le sentir, l’explorer dans le « simple », ne faire qu’un avec lui dans un jardin intérieur est possible ; cela demande amour, respect de soi, confiance en soi et engagement.
Par le silence de l’intimité se révèlent les secrets cachés dans le beau, le vrai, le bon.
Les légendes, les mythes et la tradition nous parlent du royaume de l’Être, du royaume du Maître intérieur. Ce royaume est le nôtre et nos rêves nous invitent au retour dans ses terres.
*
Quelle merveilleuse introduction qui redonne foi, force et courage ! Et nous remet en piste sur notre propre voie, au cas où nous nous serions égarés.
Le livre de Luis Ansa « La Voie du Sentir » était déjà pour moi une référence constante.
Celui-ci va s’ajouter à la liste.
FILM
LIGHT THE FIRE (en anglais)
Allumez le feu ! Comme dirait Johnny
FILM ABORIGENE
Light the Fire : That's what her grandmothers kept saying in spirit.
LE FILM SERA DISPO GRATUITEMENT PENDANT 5 JOURS SEULEMENT
Join In the Circle of Life Film Premiere
A 5-Day Online Journey with Aboriginal Elders
January 20 – 24, 2026
“We've been here many times before and we'll be here many times after. Not always in human form, so everything is an ancestor.”
— Paul Gordon
Bonne fin de semaine les ami.es
Isabelle
Rappel des programmes de l’association :
Danse LONGO Mes RACINES avec ELIMA 21-22 février 2026
Conférence "Le son ensemence la vie" avec Ode Pactat Didier 12 mars 2026
Balade-écriture Comte de Monte Cristo 10 avril 2026
Livre d'Isabelle "Passagère de l'Invisible " en vente ici :
« Passagère de l’invisible- Voyage d’une conscience au Coeur de l’Infini »


















